I.
Ô germe d'étoile, secoue ta poussière
Mordorée sur mes rubis hallucinés,
Tels ces nuits où les sages semblent résignés
Et susurrent les merveilles de ta lumière.
Mordorée sur mes rubis hallucinés
Ta main caresse le ciel et l'immortalise
Sur le sein d'une Erato en terre promise -
En toi l'innocence est un trésor inné.
Ta main caresse le ciel et l'immortalise
Tout comme le chant d'une délicate brise
Sur la cime de mon âme de mère aimée.
Tout comme le chant d'une délicate brise
La rivière de mes veines gît incendiée -
Neuf fois ton existence brilla si exquise !
II.
Ô ma charmante, ma douce, petite fille,
Tu virevoltes en l’innocence de ton âge,
Portant le nom de la foi, merveilleux mirage,
Que celui des années que fane la jonquille.
Mon enfant, ma précieuse, t’aimer est facile
Tant que les coups du cœur dansent dans la poitrine
A la tendresse de cette rose divine
L’ascension des astres rend l’aurore gracile.
Toi ma ligne fuyante tu es l’horizon
Qui sauve l’égaré de supplices violents
Et tes navires de l’espoir gisent brillants.
Toi qui naquis de nos essences en pâmoison
J’ai enclos sous ma demeure tous nos secrets
Et les rires de ta vie ont créé nos paix.
III.
Aimer connait sa saveur dès lors que tu chantes
Aux astres qui bercent ta couche bleue Éden.
Se nourrir de ton nom, ô délicate Imène,
Exclut toute ivresse au royaume des Bacchantes.
Aux astres qui bercent ta couche bleue Éden
Les lunes dansent en une farandole douce
Et lorsque la nuit s’éveille, en suçant ton pouce,
Tes rêves se dessinent, princesse Sélène.
Les lunes dansent en une farandole douce,
Les vagues de la vie se meuvent et m’éclaboussent
–
Ô mon cœur, l’ardeur de l’amour me brûle tant
!
Les vagues de la vie se meuvent et m’éclaboussent
Comme ton sourire, ô feu attendrissant,
Et je me perds dans tes yeux, magies qui
m’émoussent.
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