Let me end.  (Samira) posté le lundi 25 octobre 2010 09:15

Let me end.


Let me be next to the banks of the oversight
Color with fire my glorious dreams
As his words which I considered so true
When we were the same shout

Let me believe in my cemeteries
To my delicate and saffron-coloured deaths
Let us caress the good-byes which hum
In our past and sealed hearts

Let me salt my eyelids of blood
Make them alcohols of my nights
Bribe the punishment so that it interwines me
And correct my faulty enjoyment

Let me suffer in the darkness
Set the life of astounding wounds
Be wild among the damnations
That my insomnias grow without limits

Let me sing the pale requiem
Of a vibrating dagger in my root
This rotten and useless endocardium
Which is not enough for our chronic hells

Let me see the wind being cuts
Which will spit through my face and will cry out
The secular horror of the crack
Which seals the intended fate

Let me give thirst to me of promises
Be the illusion of poisoned beauties
Walk such an ice-cold debauchery
Walk and dismember my night of madnesses

Let me die from our courtship ghosts
Split the blue of my ice-cold house
Kill the slightest light
Which will dare to like my immondice

Let me become dull of violence
Quarter me and break the bank
Which locks me every day even more
That the silence of indifferences

Finally let me embrace the end
The reed of this absolute evidence
That no passion lined our efforts
To create a unique romance.


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Quai de la Gare : 18h00  (Samira) posté le mercredi 28 juillet 2010 08:49

Quai de la gare, 18h00.


dix huit heures avancent

sous la chaleur de l'été.
la vie est en transe.

le train parle bas,

l'attente est sur les quais.
l'heure de pointe est là.

les autos klaxonnent,

et les étudiantes gloussent
d'une voix qui résonne.

des heures bruyantes,

et un bébé suce son pouce,
sa mère bienveillante.

petit à petit,

crissements se font entendre,
légers comme pluie.

la foule se tourne,

afin qu'elle puisse entendre,
de quoi il retourne.

ainsi apparaît,

une ombre bleue qui s'avance.
et le rail crissait.

c'est un être étrange,

son corps semblait en errance.
cachée sous sa frange,

l'apparition fut

plus proche pour être vue.
d'où est-il venu ?

il était un homme,

un ange presque déchu,
un lambda en somme.

il semblait venir

de nulle part, de la brume.
sa peine transpire

sur son doux visage.

il est des poids qu'on assume
sous l'été des âges.

l'homme s'arrêta

arrivé près de la gare.
son regard est froid.

les gens lui demandent

son identité, hagards.
certains réprimandent

qu'il soit ainsi sourd.

pourtant s'entend un murmure,
et l'air devient lourd.

viens, viens ,viens, viens, viens...

cette litanie perdure,
mais l'homme est serein.

aucun ne dit mot,

doucement la peur s'installe
à pas de sabot.

un môme pleura

de peur que n'arrive un mal,
au maternel bras.

et la litanie

retentissait de plus belle.
le monde frémit.

la paralysie

cloue les gens à tire d'aile.
et la frénésie

de la litanie

ne cessait pas et ses larmes
tombaient comme pluie.

il sortit du sac

un métal lumineux. l'arme
fit feu : crack, crack, crack.

chaque personnage

tomba - le ventre, la main...
mais aucune rage

ne défigurait

celui pour qui le destin
ne voulait de paix.

et c'est à genoux

que le tueur trébucha.
son corps était mou.

le quai était mort,

ses sanglots sonnaient le glas
du funeste sort.

et les rails vibrèrent,

doucement, puis en écho
à ses pleurs amers

tout s'intensifiait.

puis résonnèrent les mots
VIENS, VIENS, puis la paix

sur le quai se fit.

le train avait fauché l'homme.
et le son du cri

qui se fit entendre

celui du gardien en somme,
ne fut guère tendre.



il était un homme,

un ange presque déchu,
un lambda en somme.

il semblait venir

de nulle part, de la brume,
d'un ancien sourire.

dix huit coups passés

sous la chaleur de l'été.
la vie est stoppée.

le train arriva,

et l'attente a expiré.
l'heur' sonne le glas.

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Catacombes  (Samira) posté le vendredi 23 juillet 2010 11:01

Catacombes.


Les squelettes ont filtré mille nuées de vie
Au secret de leurs ombres et de leur silence.
Les oiseaux ont dressé leur nid de l’évidence
Que les anciens nourrissaient de pourpre ambroisie.

Les vers et les rats déclamaient l’amour aux morts
Caressant leurs rêves de douces renaissances,
Et brodaient de leur sève ainsi que de croyances,
Une élégie de carcinomes tous plus forts.

Ô putrides élégances ! Ô délicates
Patiences sur des lèvres ourlées, incarnates !
Le corps est tendre lorsque l’onde le modèle !

Les squelettes ont dansé au firmament des miettes
D’une rivière de cendres où se cisèle
Une symphonie parisienne. Ô ariettes !

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A song, a revival  (Samira) posté le jeudi 22 juillet 2010 09:49

A song, a revival.


Birds were imprisoned, in a whitish and cold cage,
Their song became silence - She wants to be reborn
And to be veiled in a solitude's silk, forlorn,
To observe and perceive the need and the courage.


Birds have stopped their majestic flight in their cold gaol-
Their colors have faded away within their tears.
She wants to be reborn to chase away her fears,
And so to be able to color her pains with kohl.


Birds have died with grace and honor in a wooden shroud
And their etheral streams of love got lost in blood.
She wants to be reborn to love the blue trade wind.

Birds have been warmly welcomed by sweet angels
And their song became a soft bandage for her skin
Painting the feathers' revival above candles.

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Lady Camellias  (Samira) posté le mercredi 21 juillet 2010 09:10

Lady Camellias.


Lady Camellias, soiled by her commoner,
Wanders in the dark streets of London with sorrow,
Because in her virgin skin has crossed an arrow
Of cold presumptuousness from the foreigner.

Her palm is frozen against her temple of pain,
As a night of an unspeakable and cruel rape.
In her glance the enjoyment crumbles its delicate shape,
As the moon pouring salty corollas of rain.

She frays alone in the mist of a nameless shame
And the Soul's ripper exposed a cold heart of tame,
Decays on Walls of Victorian society.

The darkened alley aches by the sound of the steps
Of the tearful dove looking for holy abbey,
To wash away stains of horrifying incests.

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